Hybrid IT, quelles étapes et quels défis pour la DSI ?

Combiner plateformes physiques, Cloud privé et public tout en garantissant qualité de services et niveau de sécurité élevé, telle est la promesse de l’informatique hybride… Principales étapes et défis pour la DSI.

Vous avez dit Hybrid IT ?

Pour faire simple, l’informatique hybride, l’Hybrid IT ou le Cloud Hybrid consiste à combiner informatique traditionnelle, Clouds privés et publics avec pour objectif de permettre un mixte adéquat et ainsi d’apporter 100 % de la puissance IT utile aux charges de travail ou « workloads » de votre entreprise. Une approche hybride qui selon une étude réalisée par Aberdeen Group permettrait au deux tiers des entreprises interrogées de réduire leurs dépenses totales consacrées à leurs systèmes informatiques.

Hybrid IT : principaux avantages

L’informatique hybride permet ainsi de déplacer les charges de travail entre Clouds public et privé en fonction de l’évolution de vos coûts et de vos besoins informatiques avec, à la clé, une plus grande souplesse, une flexibilité accrue et davantage de possibilités de déploiement de données. Bref, ce que l’on nomme aujourd’hui : l’agilité.

Une amélioration des performances et de l’évolutivité de son SI, que confirme l’étude Aberdeen Group. Les PME ayant ainsi recours à une approche IT hybride ont effet plus de 6 fois plus de chance de constater une amélioration des performances de leurs applications et deux fois plus de chances d’augmenter leur capacité, comparé notamment à des solutions 100 % Cloud ou intégrées.

Une DSI pourra par exemple déployer un Cloud privé sur site afin d’héberger des « workloads » sensibles tout en faisant appel à un fournisseur de Cloud public pour héberger des ressources moins critiques.

Une solution hybride est également adéquate en cas de besoins dynamiques. C’est le cas notamment d’un système transactionnel de saisie de commandes susceptible de subir des pics de fréquentation. L’application s’exécutera dans un Cloud privé, mais utilisera, en cas de pics d’activité, le débordement de charge ou Cloud bursting pour accéder à des ressources informatiques supplémentaires.

Si l’approche hybride a un impact encore plus important sur les entreprises de taille réduite, elle diminue pour toutes le coût global des opérations IT. En plus d’améliorer la flexibilité et de renforcer la capacité à réduire les temps d’arrêt, l’approche hybride réduit les risques des opérations IT.

Hybrid IT : les principales étapes à suivre

Pour profiter des avantages de l’informatique hybride, les entreprises pourront suivre les étapes suivantes :

  • D’abord, créer un plan informatique hybride afin d’aligner stratégie informatique et objectifs business.
  • Analyser ensuite la capacité de leur IT à répondre aux besoins métiers. Ce qui implique : une bande passante fiable pour exploiter les technologies Cloud, une puissance de calcul suffisante, capable de supporter l’utilisation d’applications, des capacités de stockage virtualisables pour diminuer les silos d’informations.
  • Intégrer services sur place et sur le Cloud. Pour ce faire, les fournisseurs partenaires devront procurer une informatique simplifiée où l’ensemble des services devront fonctionner ensemble.
  • Il convient enfin de déterminer quelles applications et services devront être gardés en interne et lesquels seront destinés à un Cloud public avant de mener des opérations de convergence complexes sur des serveurs hybrides.

Pour un meilleur accompagnement des différents secteurs métiers de l’entreprise, la DSI devra donc se positionner autant comme un conseil que comme un prestataire de services IT.

Un défi technique, métier et administratif

Malgré tous ses avantages, l’informatique hybride présente pour l’entreprise de vrais défis techniques, métiers et administratifs.

Les charges de travail des Clouds privés et publics doivent en effet pouvoir interagir ensemble. C’est pourquoi l’Hybrid IT nécessite une compatibilité des API couplée à une connectivité réseau à toute épreuve.

Le défi de l’intégration à l’infrastructure existante figure d’ailleurs parmi les principales craintes exprimées par les DSI et PME (pour 32% des PME), juste après « les problèmes de sécurité, de confidentialité et de conformité » (59 % des PME).

Ce qui implique de se soucier, dans son architecture IT, de l’interopérabilité entre des plateformes hétérogènes, notamment grâce à des API ouvertes et reconnues.

Enfin, la partie publique d’un Cloud hybride pourra présenter des risques potentiels en matière de connectivité, de violations de SLA (Service-Level Agreement) voire d’interruptions de service.

La solution, là encore, à laquelle nous invite l’Hybrid IT, celle de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, est d’avoir recours à des « workloads hybrides » hébergés par plusieurs fournisseurs de Clouds publics.

Il existe d’ailleurs aujourd’hui sur le marché de nombreuses solutions d’administrations des différentes tâches associées à un Cloud hybride.

Pour en savoir plus : www.sage.fr

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