Fraude : priorité à la sensibilisation des collaborateurs

Alerte à la fraude ! Une recrudescence des escroqueries en entreprises est observée en France. Celles-ci ont même doublé, avec 68% des entreprises touchées en 20151, alors que partout dans le monde, ce chiffre est stable, voire en baisse.

Cette forte augmentation est due en grande partie à l’explosion de la cybercriminalité, favorisée par les progrès de la technologie, face à des entreprises peu ou mal équipées et préparées.. Mais aussi à celle des escroqueries par usurpation d’identité. Fraude au président, du technicien bancaire, aux fournisseurs… elles se sont considérablement diversifiées et ont provoqué plus de 500 millions d’euros de préjudice en France depuis 2010.

Toutes les entreprises sont concernées, les plus grandes comme les plus petites, plus vulnérables car moins informées.

(1)PWC , étude Global economic crime survey 2016

Portrait robot du fraudeur en entreprise

En France, ce sont en grande majorité des hommes (76% des cas) même si de plus en plus de femmes sont concernées. Des collaborateurs de l’entreprise pour la plupart (65%) et le plus souvent des cadres (56% des cas), diplômés (36%) et avec de l’ancienneté, considérés comme de fidèles collaborateurs. Et la fraude est souvent affaire de groupe, qui réunit des collaborateurs en interne mais aussi des externes.

Les 3 boucliers anti-fraude : sécurisation, contrôle et sensibilisation

Comment s’en protéger ? Malware, phishing, sont autant de moyens pour les fraudeurs d’accéder aux données les plus sensibles et les plus confidentielles. La sécurisation des installations (fichiers clients et fournisseur) est donc hautement recommandée. Une sécurisation qui doit être remise à niveau le plus souvent possible.

Le contrôle interne reste une défense efficace. Et c’est là que le bât blesse. Nombre d’entreprises n’ont pas les moyens de mobiliser des ressources à cet effet. Les fraudeurs le savent bien, et 27% d’entre eux sont passés à l’acte parce qu’ils savaient pouvoir profiter de cette faille.

Dans ce contexte, la meilleure des protections reste les collaborateurs eux-mêmes. En les sensibilisant à ces risques, l’entreprise limite considérablement les risques. En particulier et surtout lorsqu’il s’agit de fraudes par usurpation d’identité.

Qui devez-vous sensibiliser contre la fraude ?

Bien entendu, tout spécialement les collaborateurs qui interviennent dans la trésorerie ou la comptabilité, ceux qui sont en charge des services informatiques… Mais finalement tout le monde est concerné.

En règle générale, il est essentiel que tous prennent le temps de vérifier les informations et l’identité de leurs interlocuteurs. Ils doivent également se méfier quand ils divulguent des informations sur l’entreprise par téléphone ou par mails, et en particulier sur les réseaux sociaux.

Quand se méfier des fraudeurs ?

Vos collaborateurs doivent être particulièrement incités à se méfier lorsque :

  • Un fournisseur ou un bailleur, par exemple, leur fait part d’un changement de compte ou de coordonnées que ce soit par téléphone, e-mail, courrier, sur la facture… et surtout si le pseudo nouveau compte est domicilié à l’étranger
  • Quelqu’un leur propose une aide non sollicitée par votre entreprise sur leurs outils de paiements et d’autant plus si c’est un test, ou une prise de main de leur ordinateur…
  • On leur demande des renseignements sur l’entreprise par mail ou téléphone
  • Ils reçoivent un lien, une pièce jointe – ils doivent alors toujours vérifier l’identité de l’expéditeur (y compris l’adresse mail exacte) et visualiser la pièce jointe avant de l’ouvrir
  • Si on leur demande d’ effectuer un virement inattendu, urgent et confidentiel, que le ton est impératif, flatteur ou intimidant, et s’il provient d’une personne qui n’a pas pour habitude de les appeler directement – le dirigeant, un avocat d’affaires…

Enfin, dès le moindre doute, vos employés doivent prévenir leur hiérarchie, même si le mal est fait. Plus vous serez réactif, plus vous aurez de chances de récupérer votre argent.

La fraude n’est pas une fatalité, et il n’est pas nécessaire d’avoir des moyens et des ressources pour s’en prémunir. Ce sont les collaborateurs qui sont directement confrontés et c’est donc auprès d’eux que vos actions doivent porter. Les alerter des dangers, les aider à acquérir les bons réflexes sont des solutions faciles à mettre en place et efficaces. Un collaborateur averti en vaut deux.

Pour en savoir plus : www.sage.fr

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