Comptabilité : vers la fin programmée des tableurs

Le 15 juin 2017, le ministère de l’Action et des Comptes publics a décidé de recentrer et de simplifier le dispositif de loi de finances pour 2016 visant l’usage de logiciels de caisse, de comptabilité et de gestion certifiés, dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 1er janvier 2018. Finalement, seuls les logiciels et systèmes de caisse seront concernés par cette échéance. > accéder à cette communication
Suite à cette annonce, certaines informations et dates mentionnées dans cet article peuvent avoir évoluées.
Cependant, les règles de contrôles fiscaux de la Direction Générale des Finances publiques (DGFiP) se sont considérablement renforcées depuis 2012. Sa volonté de lutter contre les fraudes et de renforcer ses contrôles au sein des entreprises reste inchangée.

Vous gérez encore la comptabilité de votre entreprise avec un tableur ? Sachez que cette solution est non seulement risquée mais elle ne vous permet pas d’être en conformité avec vos obligations légales. Notamment celles issues de la loi pour la lutte contre la fraude à la TVA. Explications.

Augmentation du risque d’erreurs

Tenir sa comptabilité en enregistrant les recettes et les dépenses de son activité, et faire son bilan sur un tableur ?
C’est techniquement possible puisqu’il suffit de dédier une feuille différente à chaque livre comptable et d’utiliser les fonctions du tableur pour consolider les informations d’une feuille à l’autre. Mais attention : dès que le nombre d’opérations à comptabiliser augmente, les risques d’erreurs augmentent de pair. D’autant qu’avec ce système, il devient également compliqué de ventiler les coûts rapidement et de surveiller leur évolution d’une année sur l’autre, sauf à être un expert et à maîtriser toutes les formules du tableur…

Impossible de figer les données

Enfin surtout, ce « bricolage » ne vous permet pas de respecter les exigences en cas de contrôle des services fiscaux. En effet, si vous tenez votre comptabilité de manière informatisée, il vous est demandé notamment de figer définitivement vos données. Les écritures comptables doivent être inscrites chronologiquement, et ne doivent pas pouvoir être modifiées après leur validation. Or un tableur permet d’insérer, de modifier et de supprimer des lignes comme vous le voulez… Cette impossibilité de figer les données rend de fait incontournable de posséder un logiciel professionnel si vous optez pour une comptabilité informatisée !
D’autant que vous devez conserver dans le délai légal et sur support informatique votre comptabilité pour pouvoir la présenter en cas d’un contrôle fiscal ou social.

Lutter contre la fraude à la TVA

A noter également qu’à partir du 1er janvier 2018, pour lutter contre la fraude à la TVA, les logiciels de gestion et de comptabilité ainsi que les systèmes de caisse devront satisfaire à des conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage de toutes les données qui participent à la formation du résultat comptable et fiscal des entreprises assujetties à la TVA. Il est donc temps d’envisager de quitter votre tableur et d’opter pour un logiciel conforme ! Équipé de votre logiciel et de son certificat de conformité, vous serez en conformité avec cette loi.
À cette occasion, vous découvrirez non seulement que ces logiciels permettent de respecter les nouvelles obligations légales mais aussi qu’ils vous feront gagner du temps en automatisant les tâches récurrentes, ce qui évite les saisies inutiles et limite les erreurs. Certaines solutions proposent aussi des outils de gestion de trésorerie, d’analyse financière ou d’aide à la décision. De quoi vous permettre de gérer votre comptabilité de manière totalement sereine et de vous concentrer sur votre cœur de métier !

Pour en savoir plus : www.sage.fr

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