BTP : comment accompagner une sortie de crise encore fragile ?

Comment accompagner les professionnels du bâtiment dans une sortie de crise encore fragile ?

Parole d’expert : Daniel Marache, Directeur du marché Bâtiment chez Sage

Après huit années de crise continue, le marché du BTP enregistre une hausse de l’activité sensible au premier trimestre 2016 de la construction de logements neufs en Ile-de-France, Aquitaine et PACA.
Des opportunités vont s’offrir aux professionnels du secteur, qui doivent néanmoins faire preuve de prudence et de pertinence, analyse Daniel Marache.

Peut-on parler de rebond dans le BTP ?
La reprise qui se dessine était attendue après deux années noires marquées par un net recul de l’activité : – 4,8 %*en 2014, – 3 % en 2015.

Elle reste pour l’instant limitée au neuf, notamment le résidentiel, suite à des commandes locatives sociales importantes et à l’élargissement du prêt à taux zéro.

Le marché de l’ancien devrait, a priori, se relancer à son tour lors des prochains mois, grâce au maintien des aides liées à la réhabilitation des bâtiments et aux travaux de rénovation : TVA à taux réduit, crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE).
La Fédération Française du Bâtiment estime que la hausse de l’activité devrait être de 0,9 % en 2016.

En quoi cette reprise reste-t-elle fragile ?
Beaucoup d’incertitudes subsistent quant à l’application du compte pénibilité, la concurrence des auto-entrepreneurs, celle des travailleurs détachés ou, plus simplement, la conjoncture générale.

Dans ce contexte, Sage insiste sur l’importance d’une gestion prévisionnelle que seuls les outils informatiques permettent de maîtriser.

Les entreprises équipées ont mieux résisté à une période dont l’impact fut terrible sur le secteur. En 2014, 30 % des sociétés en faillite en France étaient des entreprises de bâtiment qui, n’ayant ni fonds propres ni trésorerie, étaient mises en liquidation sans possibilité de redressement.

Qu’apporte concrètement une gestion informatisée, notamment aux artisans et PME ?
Elle me semble indispensable à quatre niveaux.

L’établissement des devis, tout d’abord : la profession souffre de marges au plus bas, le seuil de rentabilité de l’entreprise doit être détecté au plus tôt dans les devis. Un devis sous-estimé se traduit par une perte de qualité des travaux, donc une perte de confiance du client. Informatiser ce process permet de calculer un prix “juste”, collant à l’activité, cernant précisément le nombre d’heures de travail et les charges à engager.

Un logiciel  de gestion  permet aussi de maîtriser les coûts et les risques. L’entreprise peut alors s’inscrire dans une logique d’anticipation, en achetant au meilleur prix les matériaux nécessaires à son activité et “recalant” si nécessaire ses prix de revient.

Les deux autres apports ?
L’informatisation permet également de sécuriser sa trésorerie. Les logiciels “travaillent” à l’instant T, avec un accès instantané aux comptes, aux gains et aux charges. L’entreprise anticipe les sorties d’argent et les éventuels découverts, grâce à des alertes. Elle peut relancer ses clients en cas de retard de paiement et négocier, si nécessaire, avec des fournisseurs à régler.

Le dernier apport majeur concerne la gestion de la masse salariale. Avec un outil de gestion de paye ou des RH, il est simple de calculer ce que coûteront des heures supplémentaires ou le recours à des intérimaires, mais aussi de programmer des formations qui, à terme, peuvent se révéler rentables.

Comment évolue la solution Sage de référence, Sage Batigest i7 ?
Ce logiciel est enrichi en permanence grâce aux retours d’expérience de partenaires institutionnels comme la FFB ou la CAPEB. Sa dernière amélioration en date s’appelle Sage Online Access, un module de mobilité gratuit pour interagir avec le Système d’Informations de l’entreprise en déplacement, depuis sa tablette ou son PC portable. Avec Sage Online Access, nos clients activent leurs applications à distance, consultent des bases de données et des documents techniques. Ils sont encore plus autonomes et mieux informés.

Plus d’informations sur :

 

*Selon une dépêche Reuters de mars 2016. Le Monde en mars 2015 donnait un autre chiffre : 5,1 %

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